Quand l’écologie devient l’affaire de tous
Longtemps réservé aux militants convaincus ou aux grandes villes, le geste écologique s’est progressivement imposé dans la vie quotidienne des Français. Tri des déchets, panneaux photovoltaïques ou encore permaculture. Entre innovations techniques et demande citoyenne croissante, ces techniques se démocratisent à grande vitesse.
Tri et recyclage : une mécanique bien huilée
Aujourd’hui, 98 % des Français ont accès à une solution de tri des déchets ménagers, selon Citeo, l’éco-organisme chargé de la gestion des emballages. Cette généralisation s’explique en partie par l’uniformisation nationale des consignes de tri, entrée en vigueur en 2023, « tous les emballages se trient ». De plus, avec la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire), toutes les collectivités doivent proposer un tri des biodéchets depuis 2024. Selon le baromètre ADEME-Citeo 2024, 53% des Français trient systématiquement leurs emballages. Le taux de recyclage des déchets ménagers est passé de 51 % en 2010 à près de 70 % en 2023. Des progrès technologiques sont mis en lumière avec 24 centres de tri dit de « nouvelle génération » construits en France depuis 2019 d’après Citeo. Ces centres permettent de traiter plus de déchets avec rapidité et précision. Cela est dû notamment au fait que ces derniers sont automatisés et équipés de robots et de systèmes de tri optique.
S’engager autrement avec l’énergie verte et la permaculture
L’énergie verte est une tendance qui devient de plus en plus accessible. Une prime à l’autoconsommation est accordée aux particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques avec vente de surplus. L’aide peut atteindre 240€ pour une installation de 3kWc selon le ministère de l’Économie. D’autres dispositifs sont mis en place, notamment la TVA réduite à 10% pour les petites installations, l’obligation d’achat de l’électricité non consommée par EDF OA ou l’éco-prêt à taux zéro pour financer les travaux. Ces procédés font des citoyens des producteurs d’énergie qui réduisent leur facture. Certains français se tournent vers la permaculture, une autre forme d’engagement écologique. Méthode de culture durable et respectueuse des écosystèmes connaît un succès. Le site Permaculture Global recense un peu plus de 200 projets en permaculture en France. Certains se forment même via des cours ou des formations certifiés. Ces initiatives attirent des profils variés (jeunes en reconversion, femmes, collectifs citoyens ou élus locaux). Des structures comme l’université Populaire de Permaculture rendent ces formations accessibles au plus grand nombre. La permaculture s’ajoute progressivement à l’agriculture biologique ( fin 2023 c’est 14% des exploitations françaises selon l’Agence Bio). Toutes les fermes permacoles ne sont pas certifiées bio, mais partagent les valeurs tout en participant à la transition agroécologique des territoires. Des centres de tri équipés et performants aux fermes alternatives en passant par des toitures solaires, c’est tout un modèle qui se redessine. Force de l’action publique et d’initiatives citoyennes, l’écologie ne relève plus d’une utopie minoritaire mais bien de l’affaire de tous.
Longtemps réservé aux militants convaincus ou aux grandes villes, le geste écologique s’est progressivement imposé dans la vie quotidienne des Français. Tri des déchets, panneaux photovoltaïques ou encore permaculture. Entre innovations techniques et demande citoyenne croissante, ces techniques se démocratisent à grande vitesse.
Tri et recyclage : une mécanique bien huilée
Aujourd’hui, 98 % des Français ont accès à une solution de tri des déchets ménagers, selon Citeo, l’éco-organisme chargé de la gestion des emballages. Cette généralisation s’explique en partie par l’uniformisation nationale des consignes de tri, entrée en vigueur en 2023, « tous les emballages se trient ». De plus, avec la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire), toutes les collectivités doivent proposer un tri des biodéchets depuis 2024. Selon le baromètre ADEME-Citeo 2024, 53% des Français trient systématiquement leurs emballages. Le taux de recyclage des déchets ménagers est passé de 51 % en 2010 à près de 70 % en 2023. Des progrès technologiques sont mis en lumière avec 24 centres de tri dit de « nouvelle génération » construits en France depuis 2019 d’après Citeo. Ces centres permettent de traiter plus de déchets avec rapidité et précision. Cela est dû notamment au fait que ces derniers sont automatisés et équipés de robots et de systèmes de tri optique.
S’engager autrement avec l’énergie verte et la permaculture
L’énergie verte est une tendance qui devient de plus en plus accessible. Une prime à l’autoconsommation est accordée aux particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques avec vente de surplus. L’aide peut atteindre 240€ pour une installation de 3kWc selon le ministère de l’Économie. D’autres dispositifs sont mis en place, notamment la TVA réduite à 10% pour les petites installations, l’obligation d’achat de l’électricité non consommée par EDF OA ou l’éco-prêt à taux zéro pour financer les travaux. Ces procédés font des citoyens des producteurs d’énergie qui réduisent leur facture. Certains français se tournent vers la permaculture, une autre forme d’engagement écologique. Méthode de culture durable et respectueuse des écosystèmes connaît un succès. Le site Permaculture Global recense un peu plus de 200 projets en permaculture en France. Certains se forment même via des cours ou des formations certifiés. Ces initiatives attirent des profils variés (jeunes en reconversion, femmes, collectifs citoyens ou élus locaux). Des structures comme l’université Populaire de Permaculture rendent ces formations accessibles au plus grand nombre. La permaculture s’ajoute progressivement à l’agriculture biologique ( fin 2023 c’est 14% des exploitations françaises selon l’Agence Bio). Toutes les fermes permacoles ne sont pas certifiées bio, mais partagent les valeurs tout en participant à la transition agroécologique des territoires. Des centres de tri équipés et performants aux fermes alternatives en passant par des toitures solaires, c’est tout un modèle qui se redessine. Force de l’action publique et d’initiatives citoyennes, l’écologie ne relève plus d’une utopie minoritaire mais bien de l’affaire de tous.


